Un voyage sur les routes de la soie
Pendant six mois : Toulon - Chine sans passer par Garéoult

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Dernier pays : Chine 中国

Et nous voila au beau milieu des ideogrammes, un nouvel alphabet, une nouvelle culture!La transition s est faite en douceur avec un passage de frontiere “experimental".

 

Commencons par le commencement:

Nous voila a 6h du matin au village kirghize de Sary-Tach, faisant du stop et esperant trouver un chauffeur sympathique qui nous menera jusqu a cette fameuse frontiere...Il ne nous a fallu que quelques minutes d attente, certes sous une pluie battante, pour trouver cette ame charitable.

Embarques a bord du camion chinois, nous prenons la direction de Kashgar, premiere ville chinoise que nous voulons visiter. Enfin, il me faut preciser que Kashgar se situe dans la province du Xinjiang, celle-ci est peuplee majoritairement d Ouighours, qui reclament leur independance depuis plusieurs annees. Cela cree des tensions, voire des emeutes. Mais soyez rassures, rien de tout cela ne s est produit durant notre excursion en Ouighourstan!

 

Kashgar se revele passionnante avec ses vieux quartiers, ses commerces de brochettes au milieu de la rue, ses fruits delicieux, et son marche du dimanche ou l on peut acheter un ane, un boeuf, des moutons, et parfois meme des chameaux.

 

Apres plusieurs heures de train et la traversee du desert du Taklamakan, nous atteignons Urumqi, capitale de la province du Xinjiang. Les vieux quartiers y sont remplaces par des buildings tout neufs, les parcs y sont nombreux, et les habitants y jouent au ping-pong, ou y dansent quelle que soit l heure! Nous tentons une escapade au lac Tian Chi, mais il faut se rendre a l evidence: les montagnes chinoises sont surpeuplees de touristes, nous ne pourrons plus connaitre les grandes etendues desertes du Kirghizstan!

 

Et oui la Chine c est 1.344 milliard d habitants, donc lorsqu ils sont en vacances, cela provoque du tourisme de masse; il va falloir que l on s y habitue. Finalement cela fait relativiser les avertissements de bison fute sur les routes de France!

 

Sur la route de  Pekin, nous decidons de faire plusieurs arrets :

* Dunhuang : c est une oasis au milieu du desert, ou il est possible de se promener sur de magniques dunes et d y admirer un superbe coucher de soleil.

On trouve aussi dans cette ville les grottes de Mogao. Ces grottes bouddhiques constituaient des lieux de culte d une grande importance sur la route de la Soie. Leur realisation s est etalee sur une longue periode allant du IVeme au XIVeme siecle.

Il me faut vous preciser que la Chine etant un pays tres etendu, on y rencontre differentes ethnies aux religions diverses. Les Chinois peuvent etre musulmans comme les Hui ou les Ouighours, bouddhistes comme les Tibetains, taoistes, chretiens... 

 

*Jiayuguan, dont le fort marque l extremite occidentale de la Grande Muraille de Chine.

 

*Xiahe: village de la province du Gansu qui abrite un monastere bouddhiste. Des pelerins en habits traditionnels, des chemins de prieres, des moines Gelugpa: pendant quelques jours, nous nous sommes crus au Tibet!

 

*Xi'An : ancienne capitale de la capitale sous la dynastie des Zhou, elle etait aussi le point de depart de la route de la Soie en Chine. Elle est aussi connue pour l armee de terre cuite. 

L Empereur Qin a exige la construction de cette rmee afin de proteger son mausolee. L ouvrage a dure 36 ans  et a necessite 700 000 personnes.

 

*Et enfin Pekin: la capitale

Beaucoup de monuments a visiter et principalement la Cite Interdite et la Grande Muraille. La Cite Interdite etait la demeure des Empereurs de Chine jusqu en 1912, date a laquelle la Republique est proclamee. Quiconque osait penetrer dans la demeure de l Empereur etait tue sur le champ! Pekin recele de tresors lies a l epoque imperiale tels le palais d ete.

Pekin est notre derniere ville avant notre retour en France, nous allons donc profiter au maximum de ces derniers moments du voyage!



Publié à 12:19, le 25/07/2013,
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Montagnes, jailoo, et yourtes

 "C'était il y a cinq ans..." non loin du village de Kyzart et ses yourtes d'altitude. Deux soeurs kirghiz se rendant jusqu'aux latrines dans l'obscurité se firent sauvagement attaquer par une meute de loups affames. Les fillettes n'eurent jamais l'occasion de finir leur bol de kumiss. "Mais quand arrive l'été, il n'y a presque plus aucun risque", juge bon de préciser notre guide de montagne pour conclure son histoire. "Les loups préfèrent manger les marmottes." Ah. N'empêche que le trajet entre la cabane au fond du jardin et la yourte ne nous a jamais paru aussi long que cette nuit-la, passée a veiller les rives du Song Kol.

Le chemin pour atteindre ce splendide lac d'altitude ne fut pas non plus qu'une partie de plaisir. Avec JD et Faustine, nos deux amis français, nous avions décidé de louer des chevaux et les services de deux jeunes accompagnateurs locaux pour un trek (en même temps qu'un baptême équestre) de quatre jours. Le premier matin, la pluie battante était au rendez-vous. Elle nous a accompagnes pendant cinq heures ; jusqu'à notre première halte chez une famille de bergers ou, tremblotants comme des poules mouillées, nous avons su apprécier a sa juste (et grasse) valeur le bouillon de choux et de mouton. Le lendemain, c'est une neige fournie qui nous attendait au sommet du col d'Ak-Tach. Pas de quoi, toutefois, gâcher la féerie hypnotique des lieux. A 3500 mètres du niveau de la mer, notre caravane noyée dans un épais brouillard, sur un étroit sentier de cailloux pointus se dérobant parfois sous les sabots de nos montures, des vautours de l'Himalaya ont longtemps plane au-dessus de nos capuches.

A poêle de bouses

Puis après avoir franchis torrents et pistes glissantes, nous sommes enfin arrives dans les jailoos (prairies) de Song Kol. La ou, chaque été depuis la nuit des temps, des dizaines de yourtes viennent s'installer pour faire jouir des verts pâturages a leurs troupeaux de ruminants. Nous en avons fait de même, profitant de l'hospitalité (rémunérée) des saisonniers. A l'intérieur, leurs tentes en feutre sont dépouillées de presque tout mobilier. Les parois sont colorées par des tentures murales, tandis que des tapis au sol servent a isoler du froid ambiant. Un poêle alimente en bouses de vaches séchées (il n'y a aucun arbre a cette altitude) permet de garder une température confortable pour les trois générations qui partagent généralement les lieux. Et c'est ainsi que la nuit, écrasés sous des tonnes de couvertures, a peine perturbes par le va et vient des souris, la tete figée vers le shanrak (ouverture ronde dans le toit permettant a l'air et a la lumière de pénétrer sous la tente et a la fumée d'en sortir), des rêves de loups viennent définitivement réchauffer le corps des cavaliers. En somme, LA carte postale du Kirghizistan que nous avions toujours imaginee.

Dans la région, le climat reste aussi hostile que les paysages, paradisiaques. L'air glace et limpide nous a assure parmi les plus beaux ciels étoilés qui puissent être vus. L'accueil des nomades a également été a la hauteur de nos "espérances" de touristes. Pendant ces quelques jours, nous avons pu partager un mode de vie simple et rude bien loin de nos standards occidentaux. Et faire quelques constats, tout aussi "triviaux". Ici, comme ailleurs dans le pays, ce sont bien souvent les femmes qui triment, s'occupent de la traite, de la cuisine, des volailles, du ménage, d'alimenter le poêle... pendant que l'homme boit son thé ou vérifie la selle de son destrier. Nous avons également découvert le rôle de ces chiens, charges d'éloigner les intrus du bétail et qui, pour certains d'entre eux, ne quittent pas d'une canine "leur" propre cheval, qu'il galope, qu'il dorme ou traverse une rivière déchaînée. Nous avons surtout compris, en meme temps que nous enfoncions les portes ouvertes des yourtes, que nos organismes occidentaux sont davantage adaptes au voiture-boulot en climat tempéré qu'au cheval-galop sur les plateaux du Kara Katta : l'un de nous deux a chute deux fois de son bourrin, tandis que l'autre implorait régulièrement le guide de lui laisser finir le chemin a pied. De vrais aventuriers, quoi.



Publié à 07:32, le 19/06/2013, Kirghizistan
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Chaleur, chaleur, et desert!

Une couleur : le bleu! Les mausolees, madrassas et mosquees nous eblouissent avec leurs domes  aux couleurs azureennes. 

Samarcande et Boukhara seront nos 2 destinations touristiques en Ouzbekistan. En ces lieux, sont eriges des monuments en l honneur des guerriers centrasiatiques. Gengis Khan , puis Tamerlan en font des cites capitales, riches en monuments pharaoniques, et dont les bazars recelent des tresors. Nous sommes bien sur la route de la Soie, nous ne pouvons plus en douter! Ces villes  apparaissent comme des oasis dans ces steppes desertiques. La grandeur de ces monuments en impose, nous replongeons 1000 ans en arriere, et revons de croiser des caravanes de chameaux en provenance de Chine ou d Inde et a destination de l Europe.

Au Kazakhstan, a Turkestan, nous avions ete ebloui par le mausolee, mais il est clair que les monuments ouzbeks sont encore plus impressionnants, ne serait-ce que par leur nombre! Certes, les batiments ont subi des renovations, mais cela ne gache en rien le spectacle qu ils nous offrent.

A cela s ajoute la convivialite des Ouzbeks, toujours prets a nous proposer un "chay  " - the-, ou encore l hospitalite pour un repas ou pour la nuit.

Le pays est le 3eme exportateur de coton, et nous cherchions desesperement les cultures de coton au debut de notre voyage! Nous ne les decouvrirons qu en traversant la Vallee du Fergana, qui, avec la presence du fleuve Syr- Daria, est une terre tres fertile. A l automne, une grande partie des habitants de la Vallee sont requisitionnes pour ramasser le coton... meme parfois les ecoliers.

La capitale, Tachkent, est verdoyante, tres etendue. Les batiments sont de type sovietique, et on a l impression que les rues ont ete tracees avec une equerre! On ne se lasse pas de croiser un mausolee couronne de son dome turquoise a l angle d une rue!

Les bazars sont aussi des scenes de theatre representatives du quotidien des Ouzbeks! Bourres de couleur et d odeurs, c est un regal de pouvoir se promener dans ces allees. Le plus grand bazar de Tachkent s appelle Chor-su et sachez que l on peut tout y trouver a des prix defiant toute concurrence.

A Margilan, nous visitons une fabrique de soie! Nous y voila au coeur de cette route. Etape apres etape, nous pouvons observer la fabrication d une simple echarpe de soie: tu cocon jusqu au tissage. Cette visite complete notre sejour en Ouzbekistan.

Nous  nous dirigeons par la suite vers les montagnes du Kirghizstan, la chaleur et la steppe vont nous quitter.

 



Publié à 12:14, le 18/06/2013, Ouzbékistan
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De la steppe a perte de vue...

Un paysage de carte postale : une steppe desertique, des chameaux, une legere poussiere.... Bienvenue au Kazakhstan!

La Mer Caspienne etait d huile durant toute la traversee, et nous debarquons a Aktau sous le soleil, mais non sans probleme avec la police des frontieres! Il nous demande d effacer toutes les photos du port: secret d etat apparemment ! Le Kazakhstan est le 9eme plus grand pays, sa superficie est egale a 5 fois celle de la France, donc le traverser va nous prendre du temps, nous ne tenterons donc pas le deplacement a dos de chameau !

Pour rejoindre Aktobe une ville situee au nord du pays, le train sera donc notre moyen de locomotion : 28 heures de trajet,  autant de temps pour nous permettre d echanger avec les Kazakhs. Avec nos quelques mots de russe et la gestuelle, on arrive a se faire comprendre, on nous offre a boire, a manger, nous eveillons enormement la curiosite!  D ou venez-vous? Pourquoi venir ici? Quel age avez-vous? Etes-vous maries?... Oui les Kazakhs sont tres curieux!

Notre principal objectif dans ce pays est d aller voir la Mer d Aral, qui est certainement le plus gros desastre ecologique de l Asie Centrale. Cette mer a quasiment disparu et cela en moins de 50 ans. La production intensive de coton au Kazakhstan et en Ouzbekistan consomnait beaucoup d eau et le debit des 2 fleuves alimentant la mer diminua, l eau etant utilisee pour l irrigation des champs de coton. Consequence: la mer d Aral declina, et avec elle tous les villages de pecheurs.  Aujourd hui les ports de peche sont devenus des cimetieres de bateaux , les poissons ont des difficultes a survivre dans une eau dont la salinite a augmente, les pecheurs ont du trouver un autre emploi, le climat s est modifie: l air est plus sec, les etes plus chauds et les hivers plus froids.

Le Kazakhstan est intervenu en creant un barrage, et le niveau du bassin nord de la mer augmente a nouveau. Les habitants y voient un espoir mais il faudra des annees pour que la mer retrouve sa place. Et cela ne concerne qu une partie de la mer d Aral, car il semblerait que cote ouzbek, aucune solution n ait ete proposee. Nous sommes donc alles a Aral pour voir cette mer qui n est plus, et rencontrer des villageois en souffrance. Un triste constat.

Nous decidons de rejoindre par la suite la ville de Turkestan, celebre pour son mausolee. La steppe nous entoure toujours, mais a l horizon se dessinent les montagnes, frontiere naturelle avec l Ouzbekistan et le Kirghizstan. Chymkent nous enchante: beaucoup d arbres, de la fraicheur et du soleil. Une journee de trekking dans la reserve naturelle d Aksu- Jabagly nous attend et il sera temps de quitter ce pays. Voila deux semaines que nous y sommes, et le bilan de ce premier pas en Asie Centrale est tres positif!

 



Publié à 17:27, le 10/05/2013, Kazakhstan
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Les rois du petrole

Le passage de frontiere azerie s est deroule en toute simplicite, avec un accueil des plus agreables de la part de la population locale. Nous n avons meme pas paye le mini bus nous menant de la frontiere a Zaqatala, notre premiere ville azerie visitee! Et nous voila rapidement dans le bain : accueil souriant des passants, invitation quotidienne a boire le the avec certains d entre eux, service de premiere classe dans les restaurants... L Azeri est heureux de recontrer des touristes, de l informer, de l aider. Pour nous, cela simplifie notre voyage, dans les bus et les villes, les locaux nous aident a trouver notre chemin! A Seki, nous dormons dans un magnifique caravanserail. La ville est petit a petit rehabilitee, son marche demeure un lieu de vie et d echanges tres interessant. On nous propose de jouer aux dominos, et au backgammon.

Tout comme la Georgie, l Azerbaidjan faisait partie de l URSS, et n est independant que depuis 1991; il s agit maintenant d une republique. Ses ressources viennent principalement des exploitations petrolieres et gazieres. En effet, l Azerbaidjan possede de nombreux gisements situes principalement sur les bords et dans les profondeurs de la mer caspienne.

Lors de notre arrivee a Bakou, capitale du pays, nous avons pu observer des sites d exploitation petroliere, des plateformes offshore, le tout dans un paysage quelque peu lunaire! Depaysement assure!

Cette capitale est tres dynamique, cela s observe de prime abord par la presence, tout comme a Tbilissi, de nombreux gratte-ciels; mais on remarque ici que les maisons semblent aussi moins delabres, les rues plus entretenues. Bakou est plus occidentale car beaucoup d expatries travaillant pour les industries petrolieres y vivent.

La vieille ville de Bakou est tres agreable, et on y observe des batiments classes au patrimoine mondial de l UNESCO: le Palais des Chirvanchakhs et la Tour de la Vierge. Durant notre sejour dans la capitale, nous avons fait notre demande visa ouzbek. 

Au sud de la metropole, se trouve deux sites touristiques:

* Le Gobustan et ses petroglyphes: ce sont des graffitis rupestres. Les dessins, assez bien préservés, montrent des personnes dans des bateaux de roseaux, des hommes chassant l'antilope et des taureaux sauvages, et des femmes dansant, entre autres scènes de la vie quotidienne

*Les volcans de boue qui sont une formation geologique liee a la presence de gaz dans les sols de la region.

Le tourisme dans ce pays est donc facile et interessant, les rencontres joviales, les voyageurs heureux!

A Bakou nous attendons patiemment le ferry qui nous menera vers notre prochaine destination: le Kazakhstan.



Publié à 17:48, le 19/04/2013, Azerbaïdjan
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